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Conseils en durabilité : A+W Genève structure son offre

Notre entreprise est un acteur clé du développement durable, par vocation. D’année en année, nous intégrons dans notre proposition de valeur les avancées technologiques permettant de réduire l’empreinte carbone des bâtiments dont nous assurons l’ingénierie technique, notamment en énergie.
Le besoin grandissant des clients de connaître leurs impacts environnementaux (en dehors de l’énergie consommée par les bâtiments, le savoir-faire original d’A+W) nous a incité à les soutenir dans le développement de leur stratégie de durabilité/politique de responsabilité sociétale d’entreprise RSE.
Notre collaborateur Pierre-Antoine Legrand, consultant en planification énergétique territoriale et durabilité, a contribué à la mise en œuvre d’une méthodologie de travail permettant d’élaborer un bilan de responsabilité sociale et environnementale de grande qualité. Il répond à nos questions dans cet entretien de découverte.

A+W. Comment est née l’idée de ce service ?
P-A.L. Ma formation en science de l’environnement à l’Université de Genève, avec une spécialisation en énergie, m’a naturellement amené à un engagement écoresponsable, en particulier au sein de l’association genevoise Swiss Youth For Climate (SYFC). Transposer tout ou partie des objectifs environnementaux universels dans le monde de l’entreprise, constituait pour moi une démarche incontournable à court ou moyen terme.
C’est ce qui m’a motivé à travailler sur cette nouvelle prestation de conseil en durabilité.

Comment structurez-vous la démarche de conseil en durabilité ?
Le conseil est une part importante de notre activité et nous réalisons régulièrement des missions de conseil stratégique pour les collectivités territoriales ; dorénavant, nous serons en mesure d’apporter un conseil en durabilité aux communes et institutions, mais aussi aux entreprises privées. La durabilité s’applique à toutes les activités des entreprises, de la manière dont sont traités les collaborateurs, à la manière dont ils éliminent les déchets, en passant par la manière dont ils se déplacent. Notre approche est structurée autour des activités de l’entreprise, afin de cerner les enjeux principaux et de permettre des actions décisives en termes de réduction de leurs impacts. Une entreprise industrielle n’aura pas les mêmes impacts qu’une institution financière par exemple.

Nous développons une logique de travail en quatre axes :
1. Récolter les données
Notre première tâche est de comprendre l’entreprise. Nous essayons d’identifier et désigner les interlocuteurs qui interviendront dans un processus de récolte pérenne ; chaque année en effet, la récolte de données est renouvelée afin de pouvoir dégager les tendances. Nous cherchons également à valoriser des actions existantes qui auraient déjà un impact environnemental positif. Ici, notre objectif est de quantifier ces impacts positifs.

2. Gérer les données
L’objectif de cette phase est de gérer les données et de les analyser pour les « faire parler ». Nous en contrôlons la plausibilité, en faisons la consolidation et utilisons des outils spécifiques pour établir les calculs et les estimations. Une autre option, plus flexible, consiste à développer un outil de gestion des données de durabilité qui soit adapté aux besoins de l’entreprise.

3. Sélectionner et calculer des indicateurs pertinents
Il s’agit de bien comprendre la gouvernance de l’entreprise pour choisir des indicateurs pertinents en termes de préexistence des données, de vision stratégique, d’objectifs et de nature des activités de l’entreprise.
Le calcul des indicateurs forme la base du rapport de durabilité, qui peut ensuite être structuré selon les différents cadres existants, par exemple les 17 objectifs de développement durable de l’ONU, la norme ISO26000 ou les standards GRI (Global Reporting Initiative). Les indicateurs vont dépendre de l’activité de l’entreprise, du cadre choisi, du public cible. Les objectifs de l’ONU sont plutôt destinés au grand public, et les standards GRI seront appliqués à des rapports de durabilité destinés à des lecteurs avertis, comme par exemple des investisseurs socialement responsables (on parle dans ce cas de finance durable).

4. Pérenniser le concept
Il s’agit d’intégrer la dimension de durabilité dans la stratégie même de l’entreprise, pour qu’elle devienne un élément de sa culture à tous les niveaux hiérarchiques, et non pas une tâche administrative supplémentaire. L’intégration des aspects de la durabilité dans toutes les activités de l’entreprise est notre souhait. Accomplir cette vision nécessite un engagement fort de la part du client pour qui le travail commence lorsque le nôtre s’achève. Nous proposons également un accompagnement dans le long terme, afin d’assister la mise en œuvre des recommandations et la rédaction annuelle du rapport de durabilité.

Comment ce rapport est-il remis, puis exploité par le client ?
Le rapport de durabilité est tout d’abord un état des lieux qui s’inscrit dans une démarche volontariste de progrès et d’amélioration de la chaîne de valeurs : il amène une connaissance des processus de l’entreprise sous un angle jusqu’ici peu analysé. Cet état des lieux nous permet de développer des projets et outils adaptés aux besoins et enjeux spécifiques de chaque client. Nous conduisons actuellement une mission pour une institution genevoise et nous constatons dans cette mission l’importance grandissante de la gouvernance écoresponsable.